Mélodie Envoûtante

Messages: 40 Date d'inscription: 02/03/2011 Age: 16 Localisation: Derrière toi ! Et pendant que tu te retournes, j'te pique ton portefeuille !
 | Sujet: L'arbre aux murmures [Libre] Mer 21 Déc - 17:46 | |
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L'arbre aux murmures |
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Il avait cru entendre une voix. Une voix simple et discrète. Il s’était réveillé en sursaut. Personne ne lui avait parlé. Cela ne faisait pas longtemps qu’il était retourné dans le Clan des Cieux. Il ne connaissait personne, à part ses frères et sa mère. Quelques anciens étaient bien sympathiques avec lui. Mais il n’allait pas passer toutes ses journées chez les anciens… Il avait tourné la tête, et constaté que tous dormaient encore. La nuit était toujours présente. Doucement, il s’était levé. Il n’avait pas eu envie de réveiller les autres. Il était sorti d’un pas feutré de la tanière des guerriers, et avait levé la tête. Le ciel était gris, ce matin. Malgré l’obscurité, on pouvait le voir. Quelques flocons étaient tombés sur le sol. Mais ils n’avaient pas tenus. La poésie de la neige n’avait pas opéré… Il était doucement sorti hors du camp. Il n’avait plus envie de dormir. Il s’était dit : Tiens, je vais aller chasser. Il voulait servir à quelque chose pour le Clan. Il n’avait pas envie de sembler être un fardeau. Il venait de revenir ; autant se rendre utile. Il avait donc marché, marché longtemps, en quête de proies pour nourrir le Clan. Et savez-vous ce qu’il se passe, lorsqu’on marche sans connaître l’endroit où l’on est ? Un moment, il s’arrêta. Il avait cru entendre une voix. Il se mit alors à tendre les oreilles. Mais il n’en comprit pas un traître mot. Il cru d’abord que quelqu’un s’était introduit sur le territoire et n’était pas vraiment discret. Mais il ne sentit aucune odeur. La rumeur se faisait toujours entendre. Curieux, il l’a suivit. Il se demandait ce que c’était. Cette voix était vraiment douce, coléreuse parfois. Elle semblait crier, il changeait de direction, elle était de nouveau calme et sereine. Plus discrète qu’une proie à l’aguets, elle semblait attirer le félin dans un piège. Lui ne savait rien. Il se contentait d’écouter, de suivre, d’examiner. Et là, il s’arrêta net. Il était arrivé. Un grand arbre se tenait devant lui. Il était majestueux, semblait noble et vénérable. Le guerrier voulut se baisser devant cette présence, il voulait la considérer comme puissante. Il n’y fit rien. La voix s’était tue, il ne savait pas où il était. L’endroit brillait étrangement, et l’herbe était douce. L’ambiance semblait être sacrée. Le chat regarda l’arbre ; il ne savait pas où il était, il ne savait pas si quelqu’un l’espionnait. Il observa longtemps le vénérable centenaire, puis dit simplement : - C’est toi ?
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